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août 12 2013

Fuji San

Qu’on se le dise, je ne dirai pas Fuji Yama parce que c’est la prononciation à la française. Même si c’est bien le kanji de la montagne qui se prononce « yama », ici tout le monde dit Fuji San.
Je dois dire que le Fuji m’a donné pas mal de fil à retordre. En effet, j’ai eu de nombreuses occasions de le voir mais en vain…
Je m’explique, Il est dit que du haut de la mairie de Shinjuku, par temps dégagé en hiver, on peut le voir. J’y suis allé 5 fois, jamais vu un bout de montagne.
Ensuite, je suis allé à Enoshima, de là bas, j’ai pu voir le sommet du volcan mais pas la base… Je suis passé par l’autoroute en bus pour aller à Kyoto, trop nuageux.
A Hakone aussi je n’ai pas pu le voir…
Donc quand mon ami français est venu me rendre visite en avril, on est parti ensemble dans un Ryokan à Kawagukicho. J’ai enfin pu voir le Fuji San sans aucun nuage pour prendre de superbes photos.

Photo prise à Kawaguchiko en avril

Pendant l’été, avec mes colocataires, on s’est dit « pourquoi ne pas escalader le Fuji ? », Tomomi a rapidement organisé le voyage. Elle a sélectionné un pack qui comprenait l’escalade du Fuji, au 8ème niveau, diner et repos, puis fin de l’ascension de nuit pour voir le soleil se lever vers 5h. Puis pour finir la journée, un Onsen.

La fine équipe, Yoriko, Jonas, Tomomi et son père

L’escalade commence au 5ème niveau, soit à 2300 m. Il y a 10 niveaux en tout. En toute honnêteté, aucun problème jusqu’au 8. Là bas, on a pu manger un « riz au curry », boire une bière, et un verre d’eau. Je précise « un verre d’eau » car ils n’en donnaient qu’un seul. En effet l’eau est une denrée rare là haut.
Après avoir mangé, direction dodo pour quelques heures avant la reprise de l’escalade de nuit. Le problème, le père de Tomomi ronfle fort donc j’ai pas pu dormir et mon voisin français non plus.

A deux pas de l’auberge, les nuages arrivent au pieds du Tori

Reveil à 22h pour l’escalade de nuit. Là ce sont de gros rochers qu’il faut gravir. Pas de problème, sauf pour voir où marcher… J’avais acheté un lampe frontale pour l’occasion, j’ai oublié cette dernière sur mon lit à Tokyo. C’est con pour le coup.
Le plus gros problème, c’est qu’il y avait beaucoup de monde et donc on n’avançait pas.
Le guide a fait le choix de passer par un raccourci.

Les lumières des lampes frontales dans la nuit donne une vague idée de la foule !

A l’endroit où les chemins de montée et de descente du fuji se croisent, il nous a fait quitter les gros rochers, stables et faciles à monter pour un chemin de sable beaucoup plus pentu. On est monté 2 fois plus vite car personne pour nous retarder. Là, il nous a dit d’éteindre nos lampes. Comme on était loin des autres grimpeur aucune lumière à l’horizon, juste les étoiles. On est resté là pendant 10 minutes à observer les constellations.
Puis on a fini la montée un peu sur les rotules car cette pente continue nous a lessivé.

Lever du jour ! Tout le monde attend comme captivé.

Au plus haut du Fuji San, on est arrivé avec 1 h d’avance sur le soleil donc on a mangé un bento (inclus dans le pack), on est parti au toilettes (300 ¥) puis je me suis acheté un porte clé dont le jour de l’ascension a été gravé au dos.
Pour mon ami français, l’arrivée au somment du Fuji a été différente. Le guide a proposé pour les plus téméraires d’aller au sommet du sommet. Je me suis arrêté au 10ème niveau qui est le dernier mais on peut monter encore au dessus. 1h30 de plus d’ascension pour arriver au sommet. Là bas une boite aux lettre est présente. Surement avec un tampon spécial de la poste !
Le soleil se lève, spectacle magique où tout le monde s’émerveille. On est sur le toit du Japon. C’est un souvenir que je garderai probablement toute ma vie.

En toute honnêteté pour peu qu’on ait de bonnes jambes, tout le monde peut le faire ! J’ai clairement 10 kilos de trop sur la balance donc je ne suis pas au mieux de ma forme mais j’ai réussi donc rien n’est impossible.

Le Mordor ^^ On est passé par là à l’aller…

On entame la descente vers 5h du matin, je pense à ce que m’avait dit un autre français, « c’est le Mordor là haut », je confirme !
Les filles avaient besoin de prendre pas mal de pause donc on a perdu du temps mais on a réussi ! Je peux cocher sur ma liste des choses à faire le Fuji San, « ça, c’est fait ».

Après une petite sièste, direction le Onsen où on peut se laver des pieds à la tête puis restaurant Tabehodai (on mange autant qu’on veut) toujours inclus dans le pack. On repart ensuite vers Tokyo, propre, reposé, des souvenirs plein la tête et des jambes en voie de guérison.

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