sept 05 2015

Les japonais et le deodorant

J’ai eu cette discussion il y a quelques mois avec un japonais résidant dans la maison qui m’a demandé comment se servir du déodorant qui était sur mon bureau. Je lui ai demandé, « mais tu n’en utilises jamais », et il a confirmé. Ce n’est pas un problème d’hygiène, ce type ne sent jamais la transpiration, c’est simplement qu’il doit ne pas en avoir besoin…
Il faut savoir que les japonais suent peu ou pas du tout. Comment est ce qu’ils font, je n’en ai aucune idée.

Donc pour nous, étrangers, trouver un déodorant efficace dans un pays où peu voire personne n’en utilise relève de l’exploit. Ce qu’on trouve souvent, ce sont des sprays de piètre qualité dont l’effet ne dure que 2 heures et encore, c’est plus placebo qu’autre chose. Donc j’achète du classique « Axe » qu’on trouve de temps en temps mais pas partout.
Quand je demande aux français de mon école ce qu’ils utilisent, ils sont comme moi ! Seul déodorant efficace ici au Japon est le Axe !

Mais je trouve quand même amusant de voir à quel point occidentaux et orientaux peuvent-être différent sur des détails comme ça.

Deo

De mon point de vue, le meilleur déodorant n’est pas forcement un spray mais plutôt un stick. De fait, la dernière fois que je suis allé en France, j’ai demandé à ce qu’on m’achète plusieurs sticks de mon parfum, histoire d’avoir du stock.

Sinon remarque importante, les japonais ne mettent pas de parfum car ils estiment que les gens en mettent pour cacher la mauvaise odeur de leur corps… Donc en resumé, pour ceux qui mettent beaucoup de parfum, les japonais comprennent que leur hygiene corporelle doit vraiment laisser à désirer…
Je l’ai entendu plus d’une fois donc c’est que cela doit être vrai.

sept 30 2014

Dernier chapitre sur l’ecole de japonais

Je suis resté deux ans en tout chez SNG.
Voici mon bilan.

Est ce que cette ecole m’a vraiment servi ?

je ne peux pas dire que cette école ne m’a pas servi, ce serait inexact. Mais je pense que j’aurais pu faire mieux. Parce que passé 30 ans, on ne veut plus étudier, on veut gagner sa vie et travailler.
Il faut dire que lorsque l’on a travaillé pendant des années, il est difficile de reprendre ne serait-ce que le rythme de l’ecole… Les weekends sont uniquement là pour se reposer et ne rien faire.

Or les weekend d’un etudiant sont fait pour étudier…
De plus lorsque j’ai trouvé mon Baito, je n’avais plus le temps d’étudier.
Et là, je gaspillais mon argent à payer mes cours car je ne prenais plus le temps d’etudier chez moi.
Pourquoi continuer à payer et à aller en classe (presence obligatoire) si ce n’est pour ne pas étudier ? D’où le gaspillage…
J’ai quelques regrets à ce niveau là. Car j’ai le sentiment que j’aurais pu etre meilleur.

Puis je tout de meme juger de la qualite de l’enseignement ?

Les classes (du matin du moins) étaient bien trop remplies. Sur la brochure, on vous dit  » 10 élèves » par classe maximum mais en fait on se retrouvait plus à 15 qu’autres choses. De fait, on pratiquait moins l’oral que ceux de l’après-midi.

Ecole SNG Bâtiment 1

Ecole SNG Bâtiment 1

Pour ce qui est de la qualité des livres de SNG, toutes les notions des autres bouquins style « Minna no nihongo » y sont expliquées mais dans un ordre qui diffère légèrement. Pas de problème à ce niveau là.
L’apprentissage des kanjis n’est pas adapte pour les non asiatiques tant le nombre est important.
Les chinois, Taiwanais et autres asiatiques connaissent déjà les kanjis. Même s’ils ne sont pas identiques avec leur langue maternelle, il y a de fortes ressemblances.
De fait un chinois peut obtenir un JLPT 1 sans pour autant pouvoir alligner deux mots.
J’ai entendu dire qu’à niveau égal, les employeurs préfèrent un non asiatique.
Car un JLPT 2 peut ne rien vouloir dire chez un chinois. Alors que chez un francais, c’est différent.
Donc dans l’ecole, apprendre tous les jours 10 kanjis (on-yomi et Kun-yomi) est tres lourd.
J’en ai été incapable. Donc aujourd’hui j’essaye de lire des livres en japonais tant bien que mal afin de voir et comprendre les kanji les plus utilisés.
Mais je pense que ce problème n’est pas spécifique à cette école, toutes les écoles doivent être pareil.
Sauf peut-être celles qui refusent les asiatiques. Mais à l’inverse on doit vraiment avancer lentement dans ces dernières.

Donc au bout du compte un bilan mitigé concernant l’école.
J’ai aimé y être au debut mais je n’ai pas été pleinement satisfait. Je trouve que le programme est plus adapté aux asiatiques et à leur rythme. Ceci dit, si je me mets à la place des enseignants qui préfèrent écouter la majorité des élèves. Dans les classes d’un niveau avancé ils représentent quelques 70% des étudiants chez SNG.
Apres je sais que dans d’autres écoles, ce sont plus de 90% d’asiatiques donc le rythme doit être encore moins adapté…

juil 04 2014

Baseball (野球)

Le Baseball, c’est un peu comme le Sumo. Je n’y porte pas forcément un grand intérêt mais dans la mesure où il fait partie intégrante de la culture japonaise, il faut que je le fasse.

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La saison ayant repris, Marc un colocataire américano-japonais a acheté les places pour tout le monde mais n’a pas pu y aller parce qu’il travaillait…
Le match se déroulait au Tokyo Dôme un stade pouvant accueillir 55 000 personnes.
C’était donc les Giants contre les Dragons !
Au début je ne comprenais rien, la partie avait commencé mais personne ne regardait, tout le monde mettait l’ambiance dans le stade sans faire attention à ce qui se passait au centre.
Je dois dire que ça peut sembler long et endormant car quand personne ne marque de point, c’est un peu nul.

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Mais de temps en temps, certains joueurs sortent des « Homerun » à l’image de Chono qui a relancé la partie.
Mené jusque là par les Dragon, Chono a frappé une superbe balle qui a atterri dans le public. Grâce à ça son équipe a pu marqué 3 points. Dès lors, c’est devenu beaucoup plus intéressant !
Les Hits se sont enchainés et les points également.

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Je suis allé faire les boutiques histoire de ne pas partir les mains vides. Je ne voulais pas de casquette mais j’ai opté pour une serviette aux couleurs des Giants (orange) avec Chono et son numéro brodés. Dans la mesure où ce n’est pas excessif, il est probable que j’y revienne à l’occasion. Par contre il faut prendre une après-midi entière car le match a tout de même duré 4h !

juin 25 2014

Ecole SNG

épisode 5

Une fois encore, j’ai attendu d’avoir mes résultats définitifs pour écrire cette brève, j’ai réussi mes examens !!!
Je quitte donc les classes de débutant en japonais (初級2, lire shokyu 2) pour rentrer dans les classes intermédiaires (中級1, lire chukyu 1). J’ai réussi un test très important car je n’y croyais pas trop.
Si j’avais vécu sur mes acquis au premier trimestre dans la mesure où je connaissais déjà une centaine de kanji et la plupart des règles grammaticales, ce fût au combien différent lors de ces trois derniers mois.

Par rapport au Kanji, on passe de 170 à plus de 400… Donc un énorme travail à fournir tant l’apprentissage est long et fastidieux. Comme je l’ai déjà dit, pour chaque signe, il y a au moins 2 façons de le lire, donc ce n’est pas un mot qu’il faut retenir mais un mot plus une façon de lire quand il est associé à d’autres mots. 中 se lit Naka (dans, à l’intérieur) mais quand il est associé à un autre kanji, il se lira chu.
Mais le plus « amusant » dans les kanjis, c’est que l’ensemble des profs disent qu’il ne faut pas se focaliser sur les kanjis mais sur la grammaire…
Comment ne pas se focaliser sur les kanjis quand on en a une petite dizaine à apprendre chaque jour avec peut-être 20 mots de vocabulaire…
Concernant ces tests, je dois dire que je ne m’en suis pas trop mal tiré avec 91 et 81/100 aux deux gros tests du trimestre.

 

Ecole SNG Bâtiment 1

Ecole SNG Bâtiment 1

 

En ce qui concerne le test d’anglais, (oui oui, vous lisez bien, dans une école de japonais, on a des tests d’anglais), j’ai eu 100/100 mais c’était pas gagné car les questions étaient en japonais. Donc il fallait bien lire et surtout comprendre. D’autant qu’il y avait des questions un peu vicieuses comme combien les japonais voient de couleurs dans une arc-en-ciel (différent des Etats-Unis) ou quelle est la couleur du soleil (Jaune pour nous occidentaux, rouge pour les japonais)… Donc on pouvait potentiellement se tromper.
Mais je doute que ce test ait une quelconque valeur dans la décision de passage dans la classe supérieure.

Au même titre que le test sur la société japonaise. Ce test est ni plus ni moins un QCM, qui traite tant du Japon féodal que des Pokemons.
Pour ce test, ça dépend des profs, la notre nous a donné les éléments à réviser. Donc encore une fois strictement aucune valeur pour l’examen final.
Aberration du test, on nous a donné des questions bonus, où il fallait juste répondre à des questions du genre, qu’auriez vous aimé apprendre dans la culture japonaise et pourquoi. Une sorte de point bonus pour éviter que le test ne soit trop dur. J’ai eu 84/100 et j’ai perdu 10 points sur la dernière partie car je n’ai pas compris l’énoncé. J’ai demandé à ma prof si je devais expliquer mon choix elle m’a dit « non non, tu réécrit juste ce que tu as entouré ». Or il fallait expliquer donc j’ai perdu 10 points bonus bêtement à cause de la prof !

La partie la plus importante est la grammaire, c’est aussi le plus long test.
il se compose d’exercices de grammaire classiques et d’une partie compréhension orale.
Concernant la compréhension oral, au test de mi parcours, je n’avais eu que 66/100 car je n’étais pas concentré. Une seule écoute, c’est la règle !
Cette fois-ci je ne me suis pas fait prendre. J’ai bien écouté sans me déconcentrer, répondant aux questions dans le temps imparti et j’ai un peu augmenté vu que j’ai eu 75/100, loin d’être parfait, mais ça confirme le fait que le 66 était une erreur grossière.
La reste du test était très dur. Si certaines parties faisaient appel à une simple règle grammaticale d’autres exercices comme les verbes font appel à deux choses. D’une part il faut choisir le bon verbe mais ensuite il faut le mettre à la bonne forme grammaticale.
Certes ces exercices rapportent le plus de points, mais si on ne connait pas les verbes ou la bonne forme à utiliser on perd de précieux points.
D’après ce que j’ai compris, il me fallait 200 points sur 300 sur l’ensemble des 2 tests de grammaires, j’avais eu 73/100 au premier, il me fallait 127 j’ai eu 136, donc limite mais ça passe !

Dernier examen et non des moindres, l’oral !
J’avais eu 97/100 au test de fin de premier trimestre mais cette époque est révolue. Maintenant je me situe plus bas. là j’ai eu 79 seulement. Ce n’est pas mal, loin de là mais c’est frustrant d’avoir été si facile au début et maintenant de ne pas être à 90 au moins.
Mais le plus étonnant, c’est que je comprends tout ce que se dit en cours sans difficulté mais lors de l’oral, à croire que les profs utilisent d’autres mots, je dois me concentrer pour comprendre 50% de ce qu’ils disent. Bien sur, je comprends le sens global des questions mais pas la totalité.
Par contre, j’ai appris que la note pouvait être relevée en fonction de son investissement pendant le trimestre. Donc rien n’est définitif. Si on répond à peu de questions et que la prof sait qu’on parle mieux d’habitude, on aura assurément une meilleure note qu’on aurait du avoir en réelle condition d’examen.

Une chose est sure, si je veux passer en intermédiaire 2, j’en ai fini des weekend détente à l’extérieur de Tokyo. Au début du 2ème trimestre, j’était parti à Nikko pendant tout un weekend ! Faudra que je fasse des séjours plus courts d’une nuit seulement.
Brève un peu longue mais je voulais décortiquer chaque partie de l’examen !
Là je pars manger des crêpes bretonnes pour fêter mon examen !

juin 25 2014

早番 Hayaban ou travail du matin

Voila 3 mois que je travaille au Seibu d’Ikebukuro et mes journées ont légèrement évolué.
Je commence l’après midi à 13h15… Comme mes cours s’arrêtent à 12h40, il me faut aller au boulot dans un délai de 35 minutes…
La difficulté est que j’étudie à Nishi-Waseda et que mon boulot se trouve a Ikebukuro, à deux stations de métro de là. La difficulté ne s’arrête pas là, car j’arrive à l’extrémité Ouest de la station et je dois me rendre à l’opposé. Pour ceux qui connaissent la station d’Ikebukuro, croyez moi, c’est loin d’être facile.

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La solution, aller dans un combini pour acheter deux onigiris et ensuite les manger en rejoignant la station de métro de Nishi-Waseda, prendre le métro de 12h56 et arriver à Ikebukuro vers 13h00, traverser la gare dans la largeur, rejoindre le Seibu, aller au 3eme sous sol, se changer, remonter au 1er sous sol et arriver au boulot sans accro pile à l’heure. Mais ça ne laisse pas le temps pour faire autre chose.
Je commence une heure plus tôt qu’avant mais je finis à la même heure. Non je ne fais pas une heure de plus mais j’ai en revanche une heure de pause salvatrice.
Dans un boulot où on reste debout une journée entière, c’est fatiguant à la longue. Je suis ravi d’avoir une petite heure de pause que je consacre à un café.
Comme j’ai déjà avalé mon repas de midi, c’est une heure de vraie pause !

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Généralement je ne travaille pas le matin mais de temps en temps, allez savoir pourquoi mon responsable me le demande.
Je ne peux bien évidemment pas refuser même si cela sous entend que je dois rater les cours du matin à l’école Ce n’est pas grave car je souhaite me consacrer à 100% à mon travail.

Qu’est ce qui change entre le matin et l’après midi ? Le nombre d’heure. Quand je travaille l’après midi, 7h, quand je travaille le matin 8h30 à 9h dans la journée. A y réfléchir, ce n’est pas si avantageux de bosser le matin. Je finis le boulot à 7h au lieu de 9h du soir alors que je bosse depuis 9h30 le matin. L’avantage est mince mais je vais pas me plaindre.
Ce qui change aussi c’est l’atmosphère.
Avant l’ouverture du magasin, on fait le ménage, nettoie les bouteilles, assiste à la réunion matinale où tout le monde écoute les instructions du responsable et on fait du sport….
Oui sport ! Ou du moins étirements matinaux. La radio qui est diffusée en interne avant l’ouverture donne les instructions, quelques étirements genre s’agenouiller et se relever 10 fois de suite, puis ensuite tout le monde entonne ensemble les « Ohayo Gozaimasu, Irasshaimase » qu’on pourrait traduire par un « Bonjour, soyez les bienvenus », là encore 10 fois…
Puis lorsque le magasin ouvre, c’est comme une minute de silence. Tout le monde arrête ce qu’il est en train de faire, se dresse et ne bouge pas, les portes s’ouvrent et tant que cette musique continue, personne ne fait rien sauf si un client vient directement vous voir.
Un de mes collègue m’a expliqué que le magasin était très traditionnel pour certaines choses et que les clients appréciaient.

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Je trouve cette forme de tradition très intéressante, cela montre une discipline et un respect. Puis ça me fait découvrir les dessous du magasin, ce que je ne savais pas encore

PS. Preuve de la sécurité sans faille du Japon, j’ai écrit mon article sur mon ordinateur portable pendant mon retour de Yokohama. Si j’avais agi ainsi en France, je me serai fait voler mon ordinateur très rapidement…

avr 12 2014

Nouvelles fraiches

Voila bientôt un an que je n’ai pas écrit un mot sur mon blog…
Il y a en fait pas mal de raisons mais les deux principales sont d’une part, l’école est devenue de plus en plus difficile et donc j’avais moins de temps libre pour écrire ici, d’autre part, je me suis habitué à la vie japonaise.
Par s’habituer, je veux dire que plus rien ne me choque. Je ne dis pas que tout est normal, on a des fous dans tous les pays. Et rencontrer ce type qui promène un légume en laisse dans le métro n’est pas normal !

J’ai également eu un ras-le-bol de l’école où j’ai étudié pendant un an et demi… Peut être trop longtemps ! Quand on travaille en France et qu’on retourne sur les bancs de l’école, au début, on a ce côté un peu excitant. C’est le retour à l’aventure. Mais progressivement on finit par en être fatigué. C’est paradoxale mais on rêve d’une chose, travailler !

Mais tant que mon niveau de japonais n’était pas suffisamment bon, je ne voulais pas travailler. Bon nombre des personnes qui viennent avec un visa étudiant au Japon trouvent plus ou moins rapidement un travail « alimentaire ». Je ne voulais pas travailler au Macdo ou comme simple serveur dans un restaurant français. Ce genre d’experience est bon pour payer ses factures mais dans une perspective d’avenir, cela ne sert en rien sur un CV. J’ai donc attendu patiemment mon heure et j’ai bien fait car j’ai trouvé un poste en 2 jours qui valorise mon CV.
Avec une certaine chance, je me suis présenté au bon endroit au bon moment.
Il y a 3 ans, quand je suis venu au Japon pour la premiere fois, j’ai cherché un poste de vendeur de vin dans un grand magasin à Tokyo. A l’époque j’avais rencontré le responsable du magasin qui m’avait dit que je ne pouvais pas avoir de Baito faute de savoir parler correctement le japonais mais que mon CV était intéressant.

J’y suis donc revenu sauf que cette fois ci, j’ai un bien meilleur niveau en japonais, et j’ai également des diplômes du vin. Il m’a embauché sur le coup en me disant, « ok pas de problème, revenez avec un CV au format japonais et ce sera bon ».
Aujourd’hui, je suis donc embauché à hauteur de 28 heures par semaine (durée légale maximum autorisée par mon visa) comme vendeur de vin dans un très grand magasin.
Chose amusante, preuve que mon responsable prends des risques en m’embauchant, je suis le seul non-asiatique. 95% des employés sont japonais, après le reste, ce sont des chinois ou des coréens et moi !

Mais je suis français et je viens de Bordeaux et je vends du vin ! Comme quoi ça aide pas mal.

Ah j’oubliais, le soir, après avoir travaillé, généralement on boit quelques vins qui étaient en dégustation au bar du magasin. Une bonne manière de boire pas mal de vin différent et de mieux pouvoir conseiller le client quand il cherche quelques choses de précis. Hier par exemple j’ai gouté une dizaine de vins différents.

août 12 2013

Fuji San

Qu’on se le dise, je ne dirai pas Fuji Yama parce que c’est la prononciation à la française. Même si c’est bien le kanji de la montagne qui se prononce « yama », ici tout le monde dit Fuji San.
Je dois dire que le Fuji m’a donné pas mal de fil à retordre. En effet, j’ai eu de nombreuses occasions de le voir mais en vain…
Je m’explique, Il est dit que du haut de la mairie de Shinjuku, par temps dégagé en hiver, on peut le voir. J’y suis allé 5 fois, jamais vu un bout de montagne.
Ensuite, je suis allé à Enoshima, de là bas, j’ai pu voir le sommet du volcan mais pas la base… Je suis passé par l’autoroute en bus pour aller à Kyoto, trop nuageux.
A Hakone aussi je n’ai pas pu le voir…
Donc quand mon ami français est venu me rendre visite en avril, on est parti ensemble dans un Ryokan à Kawagukicho. J’ai enfin pu voir le Fuji San sans aucun nuage pour prendre de superbes photos.

Photo prise à Kawaguchiko en avril

Pendant l’été, avec mes colocataires, on s’est dit « pourquoi ne pas escalader le Fuji ? », Tomomi a rapidement organisé le voyage. Elle a sélectionné un pack qui comprenait l’escalade du Fuji, au 8ème niveau, diner et repos, puis fin de l’ascension de nuit pour voir le soleil se lever vers 5h. Puis pour finir la journée, un Onsen.

La fine équipe, Yoriko, Jonas, Tomomi et son père

L’escalade commence au 5ème niveau, soit à 2300 m. Il y a 10 niveaux en tout. En toute honnêteté, aucun problème jusqu’au 8. Là bas, on a pu manger un « riz au curry », boire une bière, et un verre d’eau. Je précise « un verre d’eau » car ils n’en donnaient qu’un seul. En effet l’eau est une denrée rare là haut.
Après avoir mangé, direction dodo pour quelques heures avant la reprise de l’escalade de nuit. Le problème, le père de Tomomi ronfle fort donc j’ai pas pu dormir et mon voisin français non plus.

A deux pas de l’auberge, les nuages arrivent au pieds du Tori

Reveil à 22h pour l’escalade de nuit. Là ce sont de gros rochers qu’il faut gravir. Pas de problème, sauf pour voir où marcher… J’avais acheté un lampe frontale pour l’occasion, j’ai oublié cette dernière sur mon lit à Tokyo. C’est con pour le coup.
Le plus gros problème, c’est qu’il y avait beaucoup de monde et donc on n’avançait pas.
Le guide a fait le choix de passer par un raccourci.

Les lumières des lampes frontales dans la nuit donne une vague idée de la foule !

A l’endroit où les chemins de montée et de descente du fuji se croisent, il nous a fait quitter les gros rochers, stables et faciles à monter pour un chemin de sable beaucoup plus pentu. On est monté 2 fois plus vite car personne pour nous retarder. Là, il nous a dit d’éteindre nos lampes. Comme on était loin des autres grimpeur aucune lumière à l’horizon, juste les étoiles. On est resté là pendant 10 minutes à observer les constellations.
Puis on a fini la montée un peu sur les rotules car cette pente continue nous a lessivé.

Lever du jour ! Tout le monde attend comme captivé.

Au plus haut du Fuji San, on est arrivé avec 1 h d’avance sur le soleil donc on a mangé un bento (inclus dans le pack), on est parti au toilettes (300 ¥) puis je me suis acheté un porte clé dont le jour de l’ascension a été gravé au dos.
Pour mon ami français, l’arrivée au somment du Fuji a été différente. Le guide a proposé pour les plus téméraires d’aller au sommet du sommet. Je me suis arrêté au 10ème niveau qui est le dernier mais on peut monter encore au dessus. 1h30 de plus d’ascension pour arriver au sommet. Là bas une boite aux lettre est présente. Surement avec un tampon spécial de la poste !
Le soleil se lève, spectacle magique où tout le monde s’émerveille. On est sur le toit du Japon. C’est un souvenir que je garderai probablement toute ma vie.

En toute honnêteté pour peu qu’on ait de bonnes jambes, tout le monde peut le faire ! J’ai clairement 10 kilos de trop sur la balance donc je ne suis pas au mieux de ma forme mais j’ai réussi donc rien n’est impossible.

Le Mordor ^^ On est passé par là à l’aller…

On entame la descente vers 5h du matin, je pense à ce que m’avait dit un autre français, « c’est le Mordor là haut », je confirme !
Les filles avaient besoin de prendre pas mal de pause donc on a perdu du temps mais on a réussi ! Je peux cocher sur ma liste des choses à faire le Fuji San, « ça, c’est fait ».

Après une petite sièste, direction le Onsen où on peut se laver des pieds à la tête puis restaurant Tabehodai (on mange autant qu’on veut) toujours inclus dans le pack. On repart ensuite vers Tokyo, propre, reposé, des souvenirs plein la tête et des jambes en voie de guérison.

mar 17 2013

Salon de coiffure

J’ai déjà écrit un article sur ma première expérience d’un salon de coiffure au Japon l’année dernière, pour rappel, ça m’avait couté un bras mais c’était très bien.
Entre temps, j’ai fait la découverte de salon de coiffure à 1000 ¥ soit 10 € seulement. Autant dire qu’à ce prix là, le salon de désemplit pas !
Comment est ce qu’ils fonctionnent ?

On entre dans le salon, on met un billet de 1000 ¥ dans la machine qui sort un ticket qu’on remet ensuite au coiffeur quand vient notre tour. A la fin de la coupe, on repart avec le peigne dont il s’est servi pour vous couper les cheveux. C’est à usage unique apparemment.
Alors, je précise de suite, on ne vous lave pas les cheveux avant et après la coupe, ni de massage du cuir chevelu et des épaules, ni de petit café avec de petits gâteaux… Juste une coupe chronométrée ! Genre 10 minutes.

QB House présent dans la station de JR de Takadanobaba

Alors le résultat est assurément moins bon que dans un vrai salon de coiffure mais à ce prix là, il ne faut pas demander la lune non plus.
Je sais que ce concept s’est déjà plus ou moins importé en France, mais je ne me souviens plus du nom de la chaine. Si on prend une carte de fidélité, ça coute 40 € les 4 coupes d’après mes souvenirs. Il y a une boutique à Paris, gare de Lyon et une à Bordeaux à Mérignac Soleil.

Tout compte fait, tout n’est pas hors de prix au Japon. Il suffit juste de savoir que ça existe.
Les vêtements, les chaussures peuvent potentiellement coûter moins cher qu’en France vu la proximité de la Chine. De même dans la restauration, en France, il est impossible de trouver un restaurant à moins de 5 €. Alors qu’au Japon entre les Sukiya, Yoshinoya ou encore les restaurants chinois, manger pour presque rien ne relève pas de l’impossible !

fév 24 2013

La Saint Valentin

Tout le monde le sait, la Saint Valentin n’est pas un jour comme les autres.
En France, il y a deux « écoles », ceux qui la fêtent systématiquement et les autres qui refusent de la fêter parce que « trop commercial ».
Dans tous les cas, c’est surtout une fête de couple. Si tu n’es pas en couple, tu ne reçois rien pour la Saint-Valentin et tu passes la soirée tout seul.
Au Japon, c’est agréablement différent.
D’une part, le jour de la Saint Valentin, ce sont les femmes qui offrent des chocolats aux hommes. Les hommes de leur coté n’offrent rien. Seulement 1 mois plus tard, « the white day », le 14 mars, les hommes offrent à leur tour un cadeau aux femmes (d’une valeur théorique 3 fois supérieure au chocolats du 14 février).
Mais la différence ne s’arrête pas là. Si ma copine m’a offert des chocolats, mes colocataires femmes m’en ont aussi offert. Ainsi, Ein, Yoko et Tomomi ont aussi pensé à moi.

Les fameux chocolats offerts par Tomomi, une colocataire !

En fait au Japon, les femmes offrent du chocolat à leurs amis (en toute amitié sans arrière pensée) et à leurs copains.
Au total, si on ajoute les chocolats de la soeur de Naoko, j’ai eu 5 boites de chocolats.
Je vais volontairement ignorer la règle de 3 fois la valeur pour offrir un cadeau à chacune d’une valeur égale, sinon ça risque de me coûter un rein !

Ce qui est amusant, c’est qu’une semaine à peine après le 14 février, on voit déjà des publicités et des affiches pour le « white day ».

Je trouve que c’est une bonne chose. Dans une ville gigantesque comme Tokyo où pour certains, c’est difficile de se faire des amis où d’être en couple, les femmes de son entourage offrent des chocolats. Et ça n’empêchent pas les restaurants de proposer des menus spécial Saint Valentin, comme quoi certains ne perdent pas le nord.

fév 21 2013

Ecole de japonais épisode 4

J’ai repris les cours après 3 semaines de vacances où j’ai pas mal voyagé à mon plus grand plaisir. La reprise a été particulièrement rude. En effet, comme j’ai changé de classe, c’est censé être plus difficile. Bah, pour dire la vérité, j’ai vu directement la différence par rapport au dernier trimestre.
On écrit tout en kanji dès lors qu’ils font partis du programme des trois prochains mois (ou pas). Puis on a également reçu la liste des kanjis à maîtriser sur la même période, si on est déjà censé connaitre les 170 premiers, la liste s’allonge jusqu’au 440ème… Ça fait un peu moins de 300 à apprendre en 3 mois seulement. Quand je dis que ça se corse, je ne mens pas.
Ajoutons aux kanjis, la grammaire et le vocabulaire, je pense que je ne peux plus dire que je m’ennuie.

Ecole SNG Bâtiment 1

Je ne suis pas dépassé fort heureusement mais je dois dire que je dois m’accrocher pour suivre le rythme. Quand il y a deux semaines, j’ai vu que j’étais malade, je me suis dit qu’il ne fallait surtout pas qu’on me dise de prendre un congé.

Preuve en est, à mi parcours du trimestre, nous avons eu droit à un examen blanc afin d’évaluer le niveau de chacun.
Les résultats sont tombés, j’ai eu seulement 73/100 en grammaire avec quelques incompréhensions, 10 points perdus bêtement et un gros problème au niveau des verbes.
Donc pas mal de vocabulaire à revoir, relativement peu de notions grammaticales heureusement.
Là où je dois fournir mon plus gros effort c’est à l’écoute.
En véritables conditions d’examen, nous n’avons eu droit qu’à une seule écoute. Pour faire simple, je réfléchis à la réponse que j’ai mis à la 2ème question quand l’énoncé du 3ème problème est à l’écoute. Donc je ne peux entendre que la 3ème question mais n’ayant pas entendu l’énoncé du problème, je suis incapable de répondre juste.
Au total, je n’ai eu que 66/100 sur la partie écoute !

J’ai du pain sur la planche comme on dit ! Mais l’avantage de cet examen de milieu de trimestre est que je sais ce qui va bien, où une simple relecture devrait faire l’affaire et je sais également ce que je dois revoir absolument !

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